Le saviez-vous? "La robe de la mariée"


Au cours de l’histoire, il n’y a pas que l’institution du mariage qui a évolué. La robe de mariée a connu de réelles modifications. Durant de nombreux siècles, la mariée ne portait pas une robe spécifiquement dédiée au mariage, le jour de la cérémonie mais simplement la plus jolie robe qu’elle possédait, peu importe sa couleur.    Intimement liée à la religion catholique, la robe de mariage ne s’impose en blanc qu’à partir de la Renaissance, en tant que symbole de pureté et de chasteté, pour les classes aisées et les familles princières.    Dans la Grèce antique    La robe peut prendre 2 formes :    - Le peplos ou le peplos dorien, qui est une grande pièce de tissu rectangulaire, maintenue à la taille par une ceinture ou une épingle en bronze, en fer ou en métal précieux.    - Le chiton ionique, qui est une robe souple et ample, qui apparaît avec la découverte du lin.    La mariée est accompagnée d’une nympheutria, une personne chargée de l’aider durant le mariage.    Dans l'Empire romain    La tenue de la mariée est très codifiée. La veille du mariage, la femme doit porter une tunique blanche, la stola, avec un nœud d’Hercule nodus Herculeus en guise de ceinture de « chasteté » (seul le mari peut défaire le nœud au moment de la nuit de noces). Le jour du mariage, elle porte sur sa tunique, un long manteau, un palla et des sandales de couleur jaune safran. Coiffée de 6 tresses autour de la tête, elle porte une couronne de fleurs d’oranger dans les cheveux.   Dans l'Egypte ancienne    D’après les gravures et les dessins sur papyrus, il semblerait que les femmes portaient des robes en lin plutôt fluides ou des haïks, qui étaient des robes en mousseline très légère et plissées, proches du corps.    Pour compléter la tenue, la femme porte des accessoires comme des perruques et des bijoux imposants, comme des colliers plastrons et de lourds bracelets.    En Gaule    La femme gauloise devait porter une longue robe de lin ou de chanvre. La tenue de la mariée devait être colorée, car ce peuple maîtrisait parfaitement les techniques de teinture. Elle pouvait être complétée par des bijoux, en bronze.      Au Moyen-Age    A l'époque médiévale, la future mariée ne portait pas une robe de mariée, spécifiquement dédiée à ce jour J. La plupart du temps, la femme porte sa plus belle pièce lors du mariage. La couleur n’a aucune importance ni aucune connotation.    Lors de mariages princiers comme celui de Charles IV, en 1322, la femme porte une robe de couleur, avec des bordures de fourrure d’hermine blanche, qui était un animal de compagnie au Moyen-age.    On peut voir sur les peintures et tapisseries que les femmes portaient majoritairement des robes rouges. Pourquoi cette couleur ? On explique cette prédominance, par une raison technique : la garance est le colorant rouge qui se montre le plus résistant dans le temps.    Dans la classe paysanne, la robe de la femme se composait de plusieurs éléments : la chemise, qui était un sous-vêtement, une robe et une sur-robe. Avec une garde-robe restreinte, la femme ou la très jeune fille (certaines filles étaient mariées à 12 ans) portait, non pas son habit de travail, mais sa tenue pour aller à l’Eglise.    En guise d’accessoires, la femme portait soit une coiffe en feutre de forme pointue, avec un léger voile, soit une couronne en tissu en forme de diadème.   De 1517 à 1789    Sous le règne de François 1er (1515-1547), les femmes portent des vêtements brodés d’or, des fourrures et des boutons en or, que l’on retrouve sur les robes de mariage. Sous Henri II (1547-1559), les robes sont fabriquées par des tailleurs, dans des étoffes lourdes et onéreuses.    Au cours de la Renaissance, la robe de mariée est marquée par la mode de l’époque. La traîne du Moyen-Age a disparu. Les robes sont coupées dans de lourdes étoffes, brocarts, velours, souvent rebrodés de fils d’or et d’argent. Les femmes portent un vertugadin, une jupe de gros canevas, qui la fait gonfler. La coiffe est réservée au peuple. Les Elégantes (femmes issues de la noblesse) portent des résilles avec des perles pour maintenir les cheveux.    Sous le règne d’Henri III (1574-1589), les femmes portaient des robes très amples, avec des manches énormes et des collerettes imposantes.  Marguerite de Lorraine porte pour son bal de noces, avec le Duc de Joyeuse, le 24 septembre 1581, une très longue robe ivoire, accessoirisée d’une fraise, col mixte caractéristique des années 1550. Catherine de Médicis et Henri III la portent également.  La robe de mariée n’évolue pas au cours des siècles. Seules les femmes qui ont suffisamment d’argent peuvent avoir une robe de mariage. Il n’est pas rare de se marier avec sa robe ordinaire pour aller travailler aux champs.    Durant la Monarchie absolue, les femmes qui sont à la cour du Château de Versailles suivent la tendance et peuvent se marier dans de belles toilettes. Le mariage est souvent le moment d’entrée à la cour du Roi.    Lors d’un mariage royal, la mariée peut se vêtir d’une sorte de longue cape pour couvrir ses épaules, de couleur bleue, emblème de la royauté. On peut voir sa présence lors du mariage de Louis de France, Duc de Bourgogne et de Marie-Adelaïde de Savoie le 7 décembre 1697.      Sous Napoléon    La robe de mariage est marquée une nouvelle fois, par la mode de l’époque, pour les robes empire. Toujours plébiscitée par les mariées d'aujourd’hui, ce type de robe est un vêtement fluide et resserré sous la poitrine, qui donne une allure très féminine. Souvent de couleur blanche, la robe empire est née sous le règne de Napoléon et perdure aujourd’hui.    En 1806, la princesse Amélie de Bavière porte pour son mariage avec le prince Eugène de Beauharnais, une robe empire, avec des décorations, des manches ballons et un diadème. Elle est similaire à la robe de Joséphine de Beauharnais.    En 1810, lors de son mariage avec le prince Jérôme Bonaparte, la Princesse Frédérique Catherine de Wurtemberg porte également une robe blanche empire avec un diadème et une longue traine.    En 1810, Napoléon se remarie avec Marie-Louise d’Autriche, pour sceller l’alliance entre la France et l’Autriche. La robe empire est dotée de riches motifs dorés. Elle est accessoirisée d’un collier et d’un diadème. On peut noter la présence récurrente de diadème, pour agrémenter la coiffure.    Lors de son mariage avec Léopold 1er de Saxe-Cobourg, en 1816, la princesse de Galles Charlotte-Augusta porte une robe de style plus traditionnel, qui ressemble aux robes de princesse d’aujourd’hui, avec un voile. Les femmes abandonnent peu à peu les robes empire, pour des modèles plus cintrés et avec plus d’ampleur au niveau des jambes.    Avec le style Louis Philippe (1830-1848), sous la Restauration, les femmes portent des vêtements amples aux couleurs vives, décorés de franges et de volants. La robe à crinoline fait son apparition. La crinoline est une sous-jupe constituée d’une sorte de cage faite de lames d’acier et de baleines, pour faire gonfler la robe. Les baleines sont reliées par des fils de crin, d’où son nom de crinoline. Aujourd’hui, ce principe est parfois utilisé pour apporter du volume à une robe.    1840 est une date cruciale dans l’histoire de la robe de mariée. C’est depuis cette date que la robe de mariage est une institution, sous la forme que nous la connaissons. A la manière des mariages des stars actuels, la robe de Victoria devint un modèle classique, que l’on nomme aujourd’hui, « robe d’inspiration victorienne ».     Avec un mariage en grande pompe, la Reine Victoria va avoir une grande influence sur les mariages princiers à venir. Sa longue robe forme princesse est dotée d’une traîne, soulevée par de nombreuses demoiselles d’honneur. Les épaules dénudées, elle porte une couronne de fleurs dans les cheveux. La robe est richement décorée, ce qui ouvre la voie vers des robes très volumineuses et avec un grand nombre d’accessoires.    La Reine Victoria continuera à porter des robes dans un modèle similaire à sa robe de mariée, au quotidien.    A travers toute l’Europe, les filles de familles bourgeoises optent pour des robes comme la princesse russe Tatiana Alexandrovna Ioussoupova ou la reine et impératrice Alexandra de Grande-Bretagne en 1863.    La robe de fiançailles de l’Impératrice Élisabeth de Wittelsbach, dite Sissi reste une référence dans l’histoire de la robe de mariée. Elle correspond parfaitement aux standards de la robe de la Reine Victoria.    Contrairement à bon nombre de croyances, cette robe ne fut pas celle de ses noces, mais une tenue d’un grand gala en 1865, avec une coiffure mythique avec des étoiles faites de diamants, dans les cheveux.      Vers la seconde moitié du XIXème siècle, les robes commencent à devenir plus sobres, pour un effet moins « meringue ». Voile, fleurs et dentelle sont les éléments pour une robe qui se veut plus virginal. Vers 1870, la crinoline disparaît au profit du tailleur. Les femmes portent plus volontiers pour leur mariage, une jaquette de coupe masculine et une longue jupe. Le blanc est définitivement entré dans l’institution du mariage.    On peut voir, en 1864, une robe de mariée tout en dentelle blanche, avec des fleurs naturelles et un voile, portée par la Comtesse de Paris, Marie-Isabelle d’Orléans.     De 1900 à nos jours    A partir des années 1900, le mariage devient une réelle fête avec ses traditions et ses coutumes. Ce sacrement a son lot de superstitions. Le saviez-vous que la coutume des différentes choses (vieux, emprunté, bleu et neuf) à porter le jour de son mariage, vient d’Angleterre ?   Dans les années folles    Les femmes portent de longues robes blanches avec des broderies et de la dentelle. La coupe est ample et évasée, avec les matières fluides et légères. Même si elle peut être décolletée, elle reste assez androgyne, vu que la taille n’est pas marquée et qu’elle est simplement descendue sur les hanches.  Richement décorée, la robe de mariée est ornée de sequins, de strass et de perles fantaisie, avec des motifs graphiques, dans une tendance Art Déco.    La tenue de cérémonie des années 20 est marquée par les accessoires. Si la femme porte des bijoux, c’est bien l’accessoire pour cheveu qui reste caractéristique dans les années 20 : headbands, diadèmes, peignes et voiles, sur lesquels sont ajoutés des plumes.    Aujourd’hui, les années 20 / 30 inspirent toujours les créateurs de robes de mariées, pour leur glamour et leur fantaisie néoromantique.    Les années 40 / 50    Durant la Seconde Guerre Mondiale, est réduite au plus pur minimalisme, en raison de la pénurie de tissu. Les femmes achètent souvent un tailleur, qu’elles pourront réutiliser au quotidien. La robe courte est donc plébiscitée.    Dans les années 50, la forme princesse fait son come back, grâce au couturier Christian Dior. La robe de mariée reprend ses galons de noblesse, avec une forme longue et évasée jusqu’aux pieds. Le haut est de type bustier avec une taille bien marquée.    Le mariage mythique des années 50 reste celui de Grâce Kelly avec le Prince Rainier de Monaco, qui marque définitivement le retour de la longue robe blanche. Cette robe aurait d’ailleurs largement inspirée celle de Kate Middleton.     Les années 60/70    Les années 60 et 70 sont marquées à la fois par le fameux Mai 68 et le mouvement hippie. Certaines femmes, dans cette période de tourmente, se marient en pantalon, pour revendiquer leur liberté. Au travers des revendications Peace and Love, les femmes changent leurs codes vestimentaires pour aller vers plus de liberté. Longue, la robe de mariée a donc une forme évasée, faite en matières légères comme la dentelle ou la soie. Les accessoires sont minimalistes : une simple couronne de fleurs dans les cheveux suffit.    Et le blanc alors?     De nos jours, même si la fantaisie est permise, la robe de mariée reste majoritairement dans les tons blancs ou écrus.  La signification du blanc tient son origine de notre société occidentale et notamment l’influence de l’Eglise.    C’est à partir de l’Empire et surtout de la fin du XIXème siècle, que le blanc s’impose, même si ce fut  Marie Stuart I (dite « Marie 1ère d’Ecosse) qui fut la première à porter une robe blanche lors de son mariage avec Francois II, en 1558. La raison était simple : le blanc était la couleur de sa famille, les ducs de Guise.     Le blanc est symbole de pureté, de chasteté et d’innocence. Même si bon nombre de femmes ne peuvent pas s’offrir une robe blanche, c’est donc une manière de montrer sa vertu au grand jour, pour les jeunes filles de bonne famille.     C’est réellement à partir du 1840 que la robe blanche devient une tradition, suite au mariage de la Reine Victoria. Cette tendance va rapidement se propager dans les milieux aisés puis devenir une institution dans toutes les classes, au cours du XXème siècle.     Aujourd’hui, les mariées portent du blanc. Cette couleur leur est même réservée, ainsi qu’à leur demoiselle d’honneur.    Source photo: Mariage de Jeanine et Thomas avril 2016 au Domaine du Val-Fayt  - Photographie : Olivier Va


































Au cours de l’histoire, il n’y a pas que l’institution du mariage qui a évolué. La robe de mariée a connu de réelles modifications. Durant de nombreux siècles, la mariée ne portait pas une robe spécifiquement dédiée au mariage, le jour de la cérémonie mais simplement la plus jolie robe qu’elle possédait, peu importe sa couleur.


Intimement liée à la religion catholique, la robe de mariage ne s’impose en blanc qu’à partir de la Renaissance, en tant que symbole de pureté et de chasteté, pour les classes aisées et les familles princières.


Dans la Grèce antique


La robe peut prendre 2 formes :


- Le peplos ou le peplos dorien, qui est une grande pièce de tissu rectangulaire, maintenue à la taille par une ceinture ou une épingle en bronze, en fer ou en métal précieux.


- Le chiton ionique, qui est une robe souple et ample, qui apparaît avec la découverte du lin.


La mariée est accompagnée d’une nympheutria, une personne chargée de l’aider durant le mariage.


Dans l'Empire romain


La tenue de la mariée est très codifiée. La veille du mariage, la femme doit porter une tunique blanche, la stola, avec un nœud d’Hercule nodus Herculeus en guise de ceinture de « chasteté » (seul le mari peut défaire le nœud au moment de la nuit de noces). Le jour du mariage, elle porte sur sa tunique, un long manteau, un palla et des sandales de couleur jaune safran. Coiffée de 6 tresses autour de la tête, elle porte une couronne de fleurs d’oranger dans les cheveux.


Dans l'Egypte ancienne

D’après les gravures et les dessins sur papyrus, il semblerait que les femmes portaient des robes en lin plutôt fluides ou des haïks, qui étaient des robes en mousseline très légère et plissées, proches du corps.


Pour compléter la tenue, la femme porte des accessoires comme des perruques et des bijoux imposants, comme des colliers plastrons et de lourds bracelets.


En Gaule


La femme gauloise devait porter une longue robe de lin ou de chanvre. La tenue de la mariée devait être colorée, car ce peuple maîtrisait parfaitement les techniques de teinture. Elle pouvait être complétée par des bijoux, en bronze.



Au Moyen-Age


A l'époque médiévale, la future mariée ne portait pas une robe de mariée, spécifiquement dédiée à ce jour J. La plupart du temps, la femme porte sa plus belle pièce lors du mariage. La couleur n’a aucune importance ni aucune connotation.


Lors de mariages princiers comme celui de Charles IV, en 1322, la femme porte une robe de couleur, avec des bordures de fourrure d’hermine blanche, qui était un animal de compagnie au Moyen-age.


On peut voir sur les peintures et tapisseries que les femmes portaient majoritairement des robes rouges. Pourquoi cette couleur ? On explique cette prédominance, par une raison technique : la garance est le colorant rouge qui se montre le plus résistant dans le temps.


Dans la classe paysanne, la robe de la femme se composait de plusieurs éléments : la chemise, qui était un sous-vêtement, une robe et une sur-robe. Avec une garde-robe restreinte, la femme ou la très jeune fille (certaines filles étaient mariées à 12 ans) portait, non pas son habit de travail, mais sa tenue pour aller à l’Eglise.


En guise d’accessoires, la femme portait soit une coiffe en feutre de forme pointue, avec un léger voile, soit une couronne en tissu en forme de diadème.


De 1517 à 1789


Sous le règne de François 1er (1515-1547), les femmes portent des vêtements brodés d’or, des fourrures et des boutons en or, que l’on retrouve sur les robes de mariage. Sous Henri II (1547-1559), les robes sont fabriquées par des tailleurs, dans des étoffes lourdes et onéreuses.


Au cours de la Renaissance, la robe de mariée est marquée par la mode de l’époque. La traîne du Moyen-Age a disparu. Les robes sont coupées dans de lourdes étoffes, brocarts, velours, souvent rebrodés de fils d’or et d’argent. Les femmes portent un vertugadin, une jupe de gros canevas, qui la fait gonfler. La coiffe est réservée au peuple. Les Elégantes (femmes issues de la noblesse) portent des résilles avec des perles pour maintenir les cheveux.


Sous le règne d’Henri III (1574-1589), les femmes portaient des robes très amples, avec des manches énormes et des collerettes imposantes.

Marguerite de Lorraine porte pour son bal de noces, avec le Duc de Joyeuse, le 24 septembre 1581, une très longue robe ivoire, accessoirisée d’une fraise, col mixte caractéristique des années 1550. Catherine de Médicis et Henri III la portent également.

La robe de mariée n’évolue pas au cours des siècles. Seules les femmes qui ont suffisamment d’argent peuvent avoir une robe de mariage. Il n’est pas rare de se marier avec sa robe ordinaire pour aller travailler aux champs.


Durant la Monarchie absolue, les femmes qui sont à la cour du Château de Versailles suivent la tendance et peuvent se marier dans de belles toilettes. Le mariage est souvent le moment d’entrée à la cour du Roi.


Lors d’un mariage royal, la mariée peut se vêtir d’une sorte de longue cape pour couvrir ses épaules, de couleur bleue, emblème de la royauté. On peut voir sa présence lors du mariage de Louis de France, Duc de Bourgogne et de Marie-Adelaïde de Savoie le 7 décembre 1697.


Sous Napoléon


La robe de mariage est marquée une nouvelle fois, par la mode de l’époque, pour les robes empire. Toujours plébiscitée par les mariées d'aujourd’hui, ce type de robe est un vêtement fluide et resserré sous la poitrine, qui donne une allure très féminine. Souvent de couleur blanche, la robe empire est née sous le règne de Napoléon et perdure aujourd’hui.


En 1806, la princesse Amélie de Bavière porte pour son mariage avec le prince Eugène de Beauharnais, une robe empire, avec des décorations, des manches ballons et un diadème. Elle est similaire à la robe de Joséphine de Beauharnais.


En 1810, lors de son mariage avec le prince Jérôme Bonaparte, la Princesse Frédérique Catherine de Wurtemberg porte également une robe blanche empire avec un diadème et une longue traine.


En 1810, Napoléon se remarie avec Marie-Louise d’Autriche, pour sceller l’alliance entre la France et l’Autriche. La robe empire est dotée de riches motifs dorés. Elle est accessoirisée d’un collier et d’un diadème. On peut noter la présence récurrente de diadème, pour agrémenter la coiffure.


Lors de son mariage avec Léopold 1er de Saxe-Cobourg, en 1816, la princesse de Galles Charlotte-Augusta porte une robe de style plus traditionnel, qui ressemble aux robes de princesse d’aujourd’hui, avec un voile. Les femmes abandonnent peu à peu les robes empire, pour des modèles plus cintrés et avec plus d’ampleur au niveau des jambes.


Avec le style Louis Philippe (1830-1848), sous la Restauration, les femmes portent des vêtements amples aux couleurs vives, décorés de franges et de volants. La robe à crinoline fait son apparition. La crinoline est une sous-jupe constituée d’une sorte de cage faite de lames d’acier et de baleines, pour faire gonfler la robe. Les baleines sont reliées par des fils de crin, d’où son nom de crinoline. Aujourd’hui, ce principe est parfois utilisé pour apporter du volume à une robe.


1840 est une date cruciale dans l’histoire de la robe de mariée. C’est depuis cette date que la robe de mariage est une institution, sous la forme que nous la connaissons. A la manière des mariages des stars actuels, la robe de Victoria devint un modèle classique, que l’on nomme aujourd’hui, « robe d’inspiration victorienne ».


Avec un mariage en grande pompe, la Reine Victoria va avoir une grande influence sur les mariages princiers à venir. Sa longue robe forme princesse est dotée d’une traîne, soulevée par de nombreuses demoiselles d’honneur. Les épaules dénudées, elle porte une couronne de fleurs dans les cheveux. La robe est richement décorée, ce qui ouvre la voie vers des robes très volumineuses et avec un grand nombre d’accessoires.


La Reine Victoria continuera à porter des robes dans un modèle similaire à sa robe de mariée, au quotidien.


A travers toute l’Europe, les filles de familles bourgeoises optent pour des robes comme la princesse russe Tatiana Alexandrovna Ioussoupova ou la reine et impératrice Alexandra de Grande-Bretagne en 1863.


La robe de fiançailles de l’Impératrice Élisabeth de Wittelsbach, dite Sissi reste une référence dans l’histoire de la robe de mariée. Elle correspond parfaitement aux standards de la robe de la Reine Victoria.


Contrairement à bon nombre de croyances, cette robe ne fut pas celle de ses noces, mais une tenue d’un grand gala en 1865, avec une coiffure mythique avec des étoiles faites de diamants, dans les cheveux.


Vers la seconde moitié du XIXème siècle, les robes commencent à devenir plus sobres, pour un effet moins « meringue ». Voile, fleurs et dentelle sont les éléments pour une robe qui se veut plus virginal. Vers 1870, la crinoline disparaît au profit du tailleur. Les femmes portent plus volontiers pour leur mariage, une jaquette de coupe masculine et une longue jupe. Le blanc est définitivement entré dans l’institution du mariage.


On peut voir, en 1864, une robe de mariée tout en dentelle blanche, avec des fleurs naturelles et un voile, portée par la Comtesse de Paris, Marie-Isabelle d’Orléans.


De 1900 à nos jours


A partir des années 1900, le mariage devient une réelle fête avec ses traditions et ses coutumes. Ce sacrement a son lot de superstitions. Le saviez-vous que la coutume des différentes choses (vieux, emprunté, bleu et neuf) à porter le jour de son mariage, vient d’Angleterre ?


Dans les années folles


Les femmes portent de longues robes blanches avec des broderies et de la dentelle. La coupe est ample et évasée, avec les matières fluides et légères. Même si elle peut être décolletée, elle reste assez androgyne, vu que la taille n’est pas marquée et qu’elle est simplement descendue sur les hanches.

Richement décorée, la robe de mariée est ornée de sequins, de strass et de perles fantaisie, avec des motifs graphiques, dans une tendance Art Déco.


La tenue de cérémonie des années 20 est marquée par les accessoires. Si la femme porte des bijoux, c’est bien l’accessoire pour cheveu qui reste caractéristique dans les années 20 : headbands, diadèmes, peignes et voiles, sur lesquels sont ajoutés des plumes.


Aujourd’hui, les années 20 / 30 inspirent toujours les créateurs de robes de mariées, pour leur glamour et leur fantaisie néoromantique.


Les années 40 / 50


Durant la Seconde Guerre Mondiale, est réduite au plus pur minimalisme, en raison de la pénurie de tissu. Les femmes achètent souvent un tailleur, qu’elles pourront réutiliser au quotidien. La robe courte est donc plébiscitée.


Dans les années 50, la forme princesse fait son come back, grâce au couturier Christian Dior. La robe de mariée reprend ses galons de noblesse, avec une forme longue et évasée jusqu’aux pieds. Le haut est de type bustier avec une taille bien marquée.


Le mariage mythique des années 50 reste celui de Grâce Kelly avec le Prince Rainier de Monaco, qui marque définitivement le retour de la longue robe blanche. Cette robe aurait d’ailleurs largement inspirée celle de Kate Middleton.


Les années 60/70


Les années 60 et 70 sont marquées à la fois par le fameux Mai 68 et le mouvement hippie. Certaines femmes, dans cette période de tourmente, se marient en pantalon, pour revendiquer leur liberté. Au travers des revendications Peace and Love, les femmes changent leurs codes vestimentaires pour aller vers plus de liberté. Longue, la robe de mariée a donc une forme évasée, faite en matières légères comme la dentelle ou la soie. Les accessoires sont minimalistes : une simple couronne de fleurs dans les cheveux suffit.


Et le blanc alors?


De nos jours, même si la fantaisie est permise, la robe de mariée reste majoritairement dans les tons blancs ou écrus. La signification du blanc tient son origine de notre société occidentale et notamment l’influence de l’Eglise.


C’est à partir de l’Empire et surtout de la fin du XIXème siècle, que le blanc s’impose, même si ce fut Marie Stuart I (dite « Marie 1ère d’Ecosse) qui fut la première à porter une robe blanche lors de son mariage avec Francois II, en 1558. La raison était simple : le blanc était la couleur de sa famille, les ducs de Guise.


Le blanc est symbole de pureté, de chasteté et d’innocence. Même si bon nombre de femmes ne peuvent pas s’offrir une robe blanche, c’est donc une manière de montrer sa vertu au grand jour, pour les jeunes filles de bonne famille.


C’est réellement à partir du 1840 que la robe blanche devient une tradition, suite au mariage de la Reine Victoria. Cette tendance va rapidement se propager dans les milieux aisés puis devenir une institution dans toutes les classes, au cours du XXème siècle.

Aujourd’hui, les mariées portent du blanc. Cette couleur leur est même réservée, ainsi qu’à leur demoiselle d’honneur.


Source photo: Mariage de Jeanine et Thomas avril 2016 au Domaine du Val-Fayt - Photographie : Olivier Van Naemen - Texte : http://www.instantprecieux.fr/histoire-robe-mariee










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